Agenda
Ciné-Repas 15 novembre : 19h
I Comme Iran + Bye Bye Iran

Le vendredi 15 novembre à 19h:

"I comme Iran", le film sera suivi d’une courte présentation du livre écrit par Mohammad Ostad Hassan Majidi, le professeur de la réalisatrice : il trace l'exil et le périple qu'il a vécus avant son arrivée à Bruxelles.

  • 19h le bar est ouvert
  • 20h un plat (en rapport avec le film) vous est servi. On peut donc venir directement après le boulot !
  • 21h un film (en rapport avec le plat) vous est proposé.
  • Le bar est ouvert avant, pendant et après la projection.

    Repas : 6 euros
    Dessert : 2 euros
    Film : 3 euros
Réservation:

Une salle de classe. Un tableau, des craies et le désir d’une femme, qui a déjà réalisé de nombreux films inspirés par son pays d’origine, de reprendre racine avec son Iran natal. On lui doit le superbe « Faire sortir les figurants ». Son professeur improvisé va lui enseigner le persan et lui en transmettre les rudiments. Lui est migrant, il a quitté la Perse à l’arrivée des mollahs et du régime de Khomeini. Et la magie prend. « Progressivement le didactisme des leçons est détourné en un collage poétique et visuel qui met en jeu la notion de liberté et questionne le sens d'une révolution. »
A partir d'un manuel datant de la révolution islamique, la réalisatrice apprend à lire et écrire le persan, sa langue maternelle. Et son professeur, en lui transmettant ses savoirs, replonge en lui et dans son histoire, qu’il livrera plus tard dans son livre « Bye bye iran »
« Dans ce manuel la dernière leçon c’est la révolution islamique qui est apprise aux enfants. Pour moi c’était un prétexte génial pour parler de la révolution à travers le manuel scolaire et avec un professeur qui l’avait vécue. » (Sanaz AZARI)


« Bye bye Iran - Le récit de mon exil ».
Mohammad Ostad Hassan Majidi

"J'entre dans la chambre des enfants pour graver dans ma mémoire leurs jolis visages, même si notre séparation sera de courte durée. Elles dorment paisiblement. Je les embrasse doucement et les quitte sur un dernier regard tendre. À cet instant, je suis loin d'imaginer que je les reprendrai dans mes bras seulement onze ans plus tard...Maudites soient toutes les révolutions et maudits soient tous les révolutionnaires du monde. ». Dans ce récit des onze années d'exil de l'auteur, depuis Téhéran jusqu'à Bruxelles, on devine le parcours incertain et tumultueux des errants qui sont ici, aujourd'hui, dans l'enfer de l'exil globalisé.
Le 19 février 2013, Mohammad Ostad Hassan Majidi obtient la nationalité belge. Le même jour, il entreprend le récit en persan de ses onze années d'exil solitaire, de Téhéran à Bruxelles, en passant par la Grèce et l'Italie. Il est mort le 9 février 2017 sans avoir achevé ce texte.